Comment garder une vie sociale

Les difficultés visuelles s’accompagnent souvent d’un sentiment d’éloignement. Vous craignez alors que vos proches, ainsi que votre famille, vous mettent à l’écart, pensant que vous ne pouvez plus partager de nombreuses activités.

Malvoyance et vie sociale sont tout à fait compatibles, de nombreuses activités permettant aujourd’hui de briser les barrières que peuvent causer un handicap.

En extérieur ou sur votre lieu de travail, votre vie sociale ne peut pas se retrouver au point mort.

LOISIRS & SPORTS

À ce jour, un très grand nombre d’activités de loisirs peuvent être pratiqués.

Sur les conseils de professionnels, de nombreuses adaptations permettent aujourd’hui un accès à la plupart des loisirs et plus particulièrement pour les personnes malvoyantes.

  • Caractères agrandis, repères tactiles, plateaux en relief, retrouvez le bonheur de jouer avec vos amis autour de jeux spécialement adaptés. Un bon éclairage et de la compréhension de la part de vos amis (afin qu’ils décrivent leurs actions en cours de jeu) vous permettront de passer un moment convivial entouré de vos proches.

« Depuis que je vois mal, j’ai l’impression que les autres ne me voient plus ou, plutôt, ne me regardent plus. Pour reprendre confiance en soi, il faut continuer à sortir, à s’investir. C’est indispensable à l’équilibre. » Jacqueline L., 80 ans.

  • Connue sous le nom d’audiodescription, le procédé d’audiovision se répand de plus en plus dans les salles de cinéma et les musées. Les informations décrivant l’ensemble du film vous parviennent dans un casque. Placées directement entre les dialogues ou entre les éléments sonores essentiels, elles permettent de suivre le film dans ses moindres détails pour une pleine compréhension.

Enfin, de nombreuses activités sportives restent praticables. Préférez un professeur ayant l’habitude de décrire les mouvements plutôt que de les montrer.

« La voile reste mon univers magique. Mes difficultés visuelles m’imposent une anticipation de tous les instants, une prudence accrue, une complicité sans égale avec mon équipier. Une déferlante qui s’abat sur moi, le claquement des vagues sur la coque, le gonflement des voiles, les virements de bord m’exaltent. Dans l’intensité de ces instants, j’oublie que je ne vois presque plus. »Pascal V., 50 ans.

AU TRAVAIL

Votre handicap nécessite une reconnaissance de la part de votre médecin du travail ou des ressources humaines de votre entreprise afin que des solutions optimales soient mises en place.

  • Pour faire reconnaître votre situation de handicap, il vous faut déposer un dossier auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). C’est la Commission des Droits et de l’autonomie des Personnes Handicapées qui décidera de vous attribuer la qualité de travailleur handicapé. Ce statut vous fera bénéficier d’aides et de conseils adaptés.
  • Un aménagement de votre poste de travail et une sensibilisation de vos collègues à votre handicap vous permettront d’évoluer normalement au sein de votre environnement professionnel. Votre employeur peut bénéficier d’aides financières lorsque vous êtes reconnu en tant que travailleur handicapé.

Enfin, vous pouvez également vous tourner vers les métiers dits « sensitifs ». Un ensemble de formation est accessible afin de pouvoir pratiquer et exercer des massages bien-être ou des thérapies manuelles, par exemple.

Source des témoignages : http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1161.pdf

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